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Put... de névé

Renaud a écrit et chanté, en 1988, "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche. Cette chanson m'inspire tout naturellement le titre de cet article. Article qui sera le dernier avant une longue période de convalescence. Mais reprenons les choses depuis le début.
 http://www.grelibre.net/Images/2007/10/Ch_231007_002.jpg
 http://emmanuel.lefolgoc.free.fr/Monsite/HTML/photoete_2006_1.htm
Cette montagne est un des symboles de Grenoble et de la vallée du Grésivaudan, d'où elle est bien visible. Son nom vient de son allure de grosse molaire et de la commune qui se trouve à ses pieds, Crolles. C'est donc décidé, avec Le Pyrénéen, mon coéquipier rencontré sur Rando-Trekking une semaine avant, nous garons les véhicules au col du Coq à 5 h 1/2, et commençons à grimper.

Dénivelé + : 700 m, dénivelé - : 270 m
Altitude maxi : 2062 m, distance : 4 km
 http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Patrice78500
Les chemins d'accès depuis le col des Ayes
Chamechaude (2082 m), le point culminant du massif de la Chartreuse
Le sommet de La Dent de Crolles (2062 m)
Les Lances de Malissard surplombant le col de Bellefond
La vallée grenobloise
En quittant le sommet
Ensuite, j'ai fait une belle chute de plus de 20 mètres, sur un névé bien gelé, en descendant côté nord. Et pourtant, des névés, j'en ai déjà traversés ! Mais peut-être pas aussi lisses et pentus. Bref, deux arrêts sur des barres rocheuses et entre les deux un vol plané. Résultats : omoplate gauche cassée, 5 côtes cassées, 2 vertèbres cervicales C1 et C2 cassées, déplacées et surtout instables. L'artère vertébrale droite a également été touchée. Mais bon, après un hélitreuillage et 13 jours au CHU de Grenoble, me revoilà à la maison. J'en profite pour remercier très sincèrement Le Pyrénéen, le groupe qui était sur la crête qui a alerté les secours (bien sur nos portables ne "passaient pas"), le PGHM 38 et le personnel du CHU de Grenoble (réanimation et neurochirurgie).
Je ne pense pas avoir fait de grossières erreurs. Nos familles savaient où étaient garés les véhicules, avaient connaissance du circuit prévu, il faisait beau, nous avions des portables, GPS, sifflets, couvertures de survie... De plus, les crampons et piolets en Chartreuse à 1800 mètres en juin ne semblaient pas justifiés. Connaissant la Chartreuse, j'ai eu raison de ne pas partir seul. Bref, la faute à pas de chance. Une petite note d'humour : ce n'est pas la meilleure solution pour avoir des congés payés supplémentaires.
A vous toutes et tous, profitez bien des mois à venir pour prendre de belles photos et faire de belles randonnées.

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