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De Saint-Just à Saint-Victor

Retour vers un des sites ligériens les plus admirables : les gorges de la Loire. Aujourd'hui, ce sera la rive droite, du côté de l'ancienne voie ferrée, le site de Grangent (barrage, lac et château), et jusqu'à Saint-Victor-sur-LoireCeci est donc la suite de la balade du 25 avril dernier.

Dénivelé + : 600 m, dénivelé - : 600 m
Altitude maxi : 570 m, distance : 18 km
La Loire après le barrage de Grangent
L'ancienne voie ferrée Saint-Just / Firminy
Des canoës-kayaks dans les gorges de la Loire 
Depuis la première ligne entre Saint-Etienne et Andrézieux, inaugurée en 1827, le maillage ferroviaire de la région se développe. Pour raccorder le bassin houiller de Firminy  et de Roche-la-Molière, un projet de ligne voit le jour en 1867. Les travaux, qui ne débutent qu’en 1877, durent pratiquement 8 ans pour exécuter les nombreux ouvrages d’art qui ponctuent les 17 kilomètres de lignes : 11 tunnels, 7 viaducs, 21 ponts…. La ligne, abandonnée pendant la seconde guerre mondiale, est finalement noyée sur plusieurs kilomètres lors de la mise en eau du barrage de Grangent en 1957. La plupart des ouvrages d’art sont encore en place, sauf un des viaducs immergés qui est partiellement détruit en 1967 car il affleure la surface de l’eau et présente un danger pour la navigation.
Le barrage de Grangent construit entre 1955 et 1957 est implanté là où les gorges de la Loire sont les plus étroites et profondes. Il s’agit d’un barrage de moyenne chute (50 m) de type voûte cylindrique. La fonction essentielle de l’aménagement est la production d’énergie et non la régulation du fleuve. La centrale hydroélectrique située au pied du barrage dispose de deux turbines principales qui reçoivent l’eau de la retenue par une galerie souterraine de 5 mètres de diamètre, creusée dans la rive gauche de la vallée. La dénivellation créée permet d’obtenir une puissance de 32400 kilowatts pour une production annuelle moyenne de 122 millions de kWh, soit la moitié de la consommation domestique de la ville de Saint-Etienne.
Sur un éperon rocheux, le site d’Essalois domine les gorges de la Loire. Il s’agit d’un emplacement stratégique dont l’occupation est très ancienne : une place forte gauloise (oppidum) s’étend à 500 mètres à l’arrière du château. D’une fonction défensive, l’oppidum passe très rapidement à une fonction commerciale. Situé sur un lieu de passage important, au point le plus court entre les fleuves Rhône et Loire, les échanges entre le monde méditerranéen et le nord font la fortune de l’oppidum. Mais un incendie autour de 25 avant J.C. entraîne l’abandon total du site. Le château est lui  construit en 1580. Il est dévasté au cours des guerres de religions. Sur ces vestiges, Hippolyte de Sauzéa, riche marchand stéphanois de la seconde moitié du XIXe siècle, reconstruit un château fantaisiste, mêlant des éléments d’architecture médiévale et Renaissance.
A l’origine, l’île de Grangent n’était pas une île mais un promontoire rocheux bordé d’un côté par la Loire, de l’autre par le ruisseau de Grangent. La situation a été radicalement bouleversée avec la construction du barrage, mis en eau en 1957. Lieu de pèlerinage dédié à la Vierge, le sanctuaire, placé sous l’autorité des moines de Saint-Rambert, est protégé par une tour solitaire qui est toujours visible. Cet ouvrage militaire constitue un poste avancé permettant le contrôle de la vallée en lien avec les châteaux de Chambles, Essalois et Saint-Victor-sur-Loire. La chapelle, dont la construction est postérieure à celle de la tour, comprend un avant-corps qui abritait des ermites de l’ordre des Camaldules.
Le château de Grangent était situé, avant la construction du barrage, sur un promontoire rocheux qui s’élevait à une cinquantaine de mètres au-dessus de la Loire. Ce château fortifié a été construit par la famille des seigneurs de Jarez, vers l’an 800 (Moyen-Age). Du Moyen-Age à la Révolution, il a subi de nombreux assauts et pillages qui ont entraîné de fortes destructions suivies de reconstructions ou restaurations diverses. Actuellement, l’île de Grangent est une propriété privée.
Le château d’Essalois apparaît dans la littérature dès le XIVe siècle. Lui aussi a connu de nombreux travaux. Il fut en grande partie détruit puis reconstruit dans sa forme actuelle en 1580 par Léonard de Bertrand, maître des Eaux et Forêts de Montbrison et Seigneur d’Essalois. Il fit de nouveau l’objet de restaurations à la fin du XIXe siècle, et plus récemment dans les années 80.
L'ancien ermitage des Camaldules (XVIIe siècle)
La base nautique de Saint-Victor-sur-Loire
Le village de Saint-Victor-sur-Loire

Le GR 30, le magnifique tour des lacs d'Auvergne

Tout d’abord, précisons un peu les choses. Contrairement à ce qui est mentionné sur le site wikipedia.org, le sentier de grande randonnée GR 30 ne traverse pas l’Auvergne du nord au sud, et ne passe pas au Puy de Dôme.

Boucle d’environ 200 kilomètres, le GR 30 relie entre eux une douzaine de lacs d’Auvergne d’origine glaciaire (lac de Guéry) ou volcanique (lac Pavin, lac de la Cassière...) et traverse trois régions volcaniques, les Monts Dore, la chaîne des Puys, le Cézallieret un plateau granitique, l'Artense.

Créé dans les années 70, le GR 30 est situé intégralement au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. Pour faire court, il s’agit d’une boucle autour du Puy de Sancy, volcan éteint et point culminant du Massif Central (1885 m), à parcourir généralement en 9 à 10 jours. J’ai réalisé ce GR en 8 jours au départ de La Bourboule.

Un itinéraire très varié sur les pentes des volcans, en forêt comme en montagne, à la découverte des estives et des villages agricoles, du patrimoine religieux et des paysages qui ont façonné l’Auvergne.


Quelques chiffres : 200 km, dénivelé 5400 m, altitude maxi 1885 m (Puy de Sancy), le tout en 8 jours, et en solitaire (trop à mon goût).
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